art, graffiti, street-art
O. KINTERO

Fasciné depuis son plus jeune âge par les formes et les couleurs, Orlando ne cesse d’expérimenter les combinaisons les plus diverses des bases élémentaires du dessin. À l’adolescence, il est alors intrigué et influencé par l’art urbain qu’il découvre comme support pour s’exprimer et développer ses idées.

Lorsqu’il termine ses études d’architecture technique, il commence à travailler dans une entreprise. Toutefois, sa passion pour le dessin et la peinture ne cessent de s’accroître. Après deux années de travail, il réalise que l’aspect commercial des grandes firmes l’éloigne de son propre but et l’empêche de s’y consacrer pleinement. Son temps nécessaire à l’imagination et à la création de ses projets est alors considérablement diminué.

C’est donc en novembre 2008 qu’il décide de tout quitter pour expérimenter sa propre expérience de vie artistique. Il part en Australie. Durant une année entière, il y découvre un univers très différent à ce qu’il avait connu. Loin de l’oppression incessante des grandes villes et du monde du travail moderne, il y trouve d’abord une nouvelle source d’inspiration. Il va ensuite et surtout s’enrichir de ses multiples rencontres avec artistes et personnages de tout horizon avec lesquels il sentira un réel échange et une compréhension partagée.

« Partant d’un mélange de plusieurs influences et techniques différentes qui se basent essentiellement sur les méthodes du graffiti, il n’y a pas forcément un style particulier que je voudrais mettre en avant.

Mon but est avant tout de garder l’univers abstrait et brut de l’art urbain pour l’incorporer à un environnement artistique beaucoup plus « commun ». En effet, depuis quelque temps, je cherche à donner d’autres perspectives à mes formes, je les transforme, je les triture, parvenant ainsi à un style beaucoup plus subtil et épuré.

Je cherche également à élargir le champ de vision en représentant des choses auxquelles le spectateur pourrait s’identifier. J’y incorpore parfois des animaux, des personnages, des visages, des paysages et des bâtiments, de cette manière je voudrais tenter de faire passer un sentiment qui ne s’apparente pas uniquement à mon monde.

Quand je commence une œuvre, je n’ai jamais en tête le résultat final, c’est juste un enchevêtrement confus de forme et de couleurs qui se confrontent constamment. Mais le concept et les idées trouvent toujours leur voie au cours de leur évolution. »

+ d’infos